DNG: le format ouvert pour les fichiers bruts
En infographie, tout passe par des standards: couleur, papier, feuilles de style… La limite: chaque fabricant cherche à proposer son propre « standard », bien trop souvent propriétaire, dans l’espoir d’en détenir plus ou moins le monopole. C’est le cas de Pantone pour la couleur, par exemple.
Alors quand le standard est ouvert…
Adobe, qui depuis quelques temps révise sa copie et se tourne de plus en plus vers une stratégie open source (Flex, Air, Kuler…), propose de contourner un problème lourd pour les photographes: celui du manque de vrais standards pour les fichiers bruts.
Et c’est un vrai manque à gagner! Car pour l’heure les photographes s’arrachent les cheveux: tel fabricant d’appareils photo numériques propose tel format « standard » de fichier brut, qui, comme seuls les formats propriétaires savent le faire, ne s’ouvre pas avec tel deRAWtizer ou telle application. Le photographe en est réduit à installer le « logiciel » (certains ne méritent pas ce nom) fourni par le fabricant: moins d’espace disque, moins de souplesse, plus de contraintes.
Adobe propose aujourd’hui, et depuis déjà un an, un vrai standard ouvert. C’est cette ouverture, en opposition aux formats fermés, qui permet d’ores-et-déjà d’adapter le format DNG (pour digital negative) à un nombre croissants d’applications et d’appareils photo.
Commentaires
2 réponses à “DNG: le format ouvert pour les fichiers bruts”
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Je rajouterai aussi qu’étant un heureux possesseur d’un k10d (qui gère le format dng), je n’ai aucun problème de compatibilité avec tous les logiciels linux gérant les fichiers raw. C’était un (petit) avantage à l’achat, mais a posteriori c’est très confortable de n’avoir aucun problème (ce qui était loin d’être le cas avec mes *.nef).
Salut Bellette, et merci pour ce témoignage. On est malheureusement encore loin d’un vrai standard, mais ça prouve au moins que l’évolution tente de répondre aux besoins des photographes.