Scribus – La grille modulaire

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NIVEAU LABORANTIN

Les formats de papier standards sont des incontournables de la chaîne graphique. Economiques, proposés par défaut dans les logiciels de PAO, par les formats imprimante… Mais standard ne veut pas dire conventionnel!

Scribus 1.3.3.10
OS X Leopard

On ne peut contourner de règles sans les connaître. Il en est de même pour les formats et les gabarits. L’exemple-type en est la grille modulaire: une grille rigide et cartésienne, mais qui laisse une très grande liberté dans la mise en pages. Dès lors, tout est possible. Ce tutorial vous en propose l’illustration.

ÉTAPE 1

Préparation

A l’ouverture de Scribus, il vous est par défaut proposé un format (normalement A4) et des marges (40 points ou 14,11mm). Pour bien comprendre l’intérêt d’une grille modulaire, nous n’allons pas utiliser les marges. Vous pourrez faire appel à elles pour la création d’une autre grille.

Commencez par choisir des pages en regard, c’est indispensable pour un livre ou un magazine.

Comme indiqué en début d’exercice, et malgré leur utilité, les marges ne seront pas utilisées ici. Mettez-les toutes à 0.

Pour entamer votre maquette, prévoyez quatre pages. Vous pourrez ainsi prendre toute l’ampleur de l’efficacité de votre grille modulaire sur une page double et deux pages simples.

S’agissant du format, un format-type tel que le A4 proposé par défaut permettra de se mettre en situation. Il correspond à un in-folio broché: un format papier standard (A3) plié en deux pour réaliser 4 pages.

Ne cochez pas de cadre de texte automatique. L’intérêt d’une grille modulaire réside justement dans le fait que, comme son nom l’indique, vous puissiez la moduler.

ÉTAPE 2

Introduction aux repères

Commencez par vérifier que vos repères sont affichés via le menu Affichage.

Rendez-vous ensuite dans les options de document par la commande Fichier > Réglage du document, dans l’onglet Guides. Vous pouvez y choisir la couleur de vos repères, leur positionnement (au premier plan, c’est mieux) et leur magnétisme.

Concernant le positionnement des repères, il peut être effectué de deux façons:

La suite de ce tutorial démontrera que le positionnement par la fenêtre Gestion des repères est préférable, surtout dans le cas d’une grille modulable.

Dernier point d’importance: les repères, une fois positionnés sur votre document, peuvent toujours être déplacés par la suite, mais aussi verrouillés.

ÉTAPE3

Mise en place des repères

Ouvrez les gabarits de votre document via Edition > Gabarits.

Créez un nouveau gabarit, et nommez-le avec pertinence, par exemple 01-gauche. Puis ouvrez votre fenêtre de gestion des repères par la commande Page > Gestion des repères.

Disposez les repères de votre page gauche comme sur la capture ci-dessus (nota: pour disposer des repères, cliquez d’abord sur Ajouter, avant d’entrer une valeur).

A retenir: cette disposition laisse 3,5mm d’écart entre les modules, de façon à ne pas coller les blocs de texte aux blocs d’images, et pour pouvoir laisser une gouttière entre les colonnes d’un même bloc de texte. Par sécurité, pensez à fixer les repères.

Créez des repères symétriques sur votre gabarit de page de droite, en vous appuyant sur la capture ci-dessus.

Revenez dans votre document, par exemple en affichant Fenêtre > Plan du document, puis affichez une double page. Rendez-vous dans le menu Page > Appliquer un gabarit: faites correspondre le gabarit 01-droite aux pages impaires, et 02-gauche aux pages paires.

Vos repères devraient s’afficher comme sur la capture ci-dessus.

Commentaires

10 réponses à “Scribus – La grille modulaire”

  1. Karl-Groucho DEvant le 3 février 2009 19:46

    « Une grille “cartésienne” », lit-on… Mais celle indiquée me semble simplement arbitraire, et pas cartésienne ni rationnelle (tracé régulateur, section d’or, etc.)!

    Consulter/chercher :

    — Jan Tschichold. Livre et typographie
    Éditions Allia

    Sur Villard de Honnecourt et son carnet (où figurent — pour la 1re fois semble-t-il — des méthodes graphiques de divisions rationnelles de surfaces) :

    — Carnet de Villard de Honnecourt

    D’après le manuscrit conservé à la
    Bibliothèque nationale de Paris
    (n° 19093) présenté et commenté par
    Alain Erlande-Brandeburg
    Régine Pernoud
    Jean Gimpel
    Roland Bechmann
    Publié avec le concours du Centre national des Lettres
    Stock, 1986

    Et un site, permettant de consulter l’ensemble du carnet

    http://www.newcastle.edu.au/school/fine-art/publications/villard/index.htm

    Voilu voilà.

  2. FeIZocE le 3 février 2009 23:51

    C’est peut-être moi, mais j’ai comme un blocage avec les donneurs de leçon qui ne se présentent pas et ne disent pas bonjour. Néanmoins, merci pour ton intervention pertinente (malgré un lien défectueux).

    Cependant, je ne peux pas te laisser dire que cette grille est arbitraire, car même s’il s’agit d’un exemple volontairement imprécis — l’objectif affiché dès le départ étant de proposer une introduction à la grille modulaire, et non d’en expliquer tous les rouages — et même sans marges — c’est un positionnement graphiquement hérétique — la grille de cet exemple répond bien aux trois conditions d’un plan cartésien: ordonnée, abscisse et point d’origine.

    Il n’est pas possible, dans un exercice nécessairement concis comparé à une édition papier, d’aborder toutes les conditions de création d’une grille, encore moins d’une maquette entière.
    C’est pourquoi, dans le prochain exercice — actuellement en conception — il sera question de créer une maquette grâce aux fonctions automatisées de Scribus de gestion des marges, et notamment au travers du nombre d’or.

    En outre, reprocher le manque de cartésianisme d’une grille en citant Tschichold me laisse à penser que tu occultes ce passage de sa vie qui l’a amené à condamner la nouvelle typographie comme rigide au point d’en devenir fascisante.
    Maintenant que le point Godwin de ce mini-débat est atteint, je te propose de laisser les lecteurs juger par eux-mêmes de la pertinence de cet exercice et des termes employés, à la lecture de ton intervention évidemment.

    La prochaine fois, un peu de politesse serait la bienvenue :)

  3. Karl-Groucho DEvant le 4 février 2009 0:43

    Bravi bravo bonjour bonsoir joyeuses pâques, Noyeux Joël, meilleurs vieux, etc. (choses qui figurent habituellement dans les courriers, non dans les commentaires, objets textuels techniques, mais, hein, bon… si vous le dites).

    « Donneur de leçon », dites-vous ?
    Cétipassuikidikiyè ?

    Tschichold a bien fait un parallèle, pas fatalement heureux (mais à cette époque & à sa place…), entre la montée du nazisme et les prétentions d’ordre de la nouvelle typographie. Mais je renvoyais bien à un ouvrage typique de son reniement de la nouvelle typographie, où les canons classiques sont abordés, et pour certains, décodés.
    Une grille rationnelle, construite sur un tracé régulateur, etc. & poussée au bout de ses possibilités, donnera les gouttières, les interlignes et le corps même du texte courant. La plus petite partie en résonance avec les autres et avec l’ensemble de l’ouvrage considéré.
    Et il est possible de travailler sur les deux canons (nouvelles typo. et canon classique) en tirant les avantages de chacun et en donnant au travail résultant la cohérence et la lisibilité les plus fortes.
    Si possible… on ne construit jamais une grille rationnelle en lui donnant des intervalles de repères arbitraires (tant de mm, etc.), mais en la calculant géométriquement (chaque maille étant telle proportion de la largeur, de la hauteur — donc, de la diagonale). Mais, oui, pas si évident de condenser ainsi. Désolé.

    Bravi bravo bonjour bonsoir joyeuses pâques, Salam, shalom, salut, ciao, baille baille.

    (ne vous sentez aucune obligation de publier ce commentaire de commentaire certainement trop filandreux au bout du compte).

  4. Karl-Groucho DEvant le 4 février 2009 0:47

    Une dernière pour la route.
    Désolé pour le lien caduque.
    pas moyen de retrouver ailleurs ces excellentes pages. Et depuis, certaines « loges » semblent vouloir récupérer ce cher Villard…

    Chacun pourra user d’Ixquick (de préférence à Gogol !) pour faire ses propres trouvailles…

    [Complétez ici par la formule de politesse de votre choix:
    ...............................
    ...............................]

  5. Karl-Groucho DEvant le 4 février 2009 9:55
  6. FeIZocE le 4 février 2009 10:15

    Cher Thierry,

    > choses qui figurent habituellement dans les courriers, non dans les commentaires

    On ne met pas « bonjour » dans les courriers, mais « Madame, monsieur » (BEP Secrétariat, 1ère année) et non, la politesse n’a rien à voir avec le medium, sinon ton présentateur de JT préféré se contenterait d’aligner ses infos.

    J’ai bien saisi ton point de vue, et merci de l’apporter. Malheureusement, et malgré la concision de ton explication sur l’intérêt de prendre le meilleur des tendances typo, elle n’a pas sa place ici, où on attend un exercice pratique d’introduction, mais bel et bien dans les ouvrages théoriques que tu cites. Le nombre d’or sera abordé et mis en scène (travail pratique, captures, toussa) dans un prochain exercice, et les rapports page/marges/colonnes/gouttière dans un autre, auquel je t’invite, puisque je sens en toi le besoin compulsif de nous dévoiler ton savoir, de participer. Ou si tu veux, tu le fais intégralement. N’hésite pas à me contacter sous ta vraie identité, tous les collaborateurs (aussi condescendants et malpolis soient-ils ;-) sont les bienvenus!

    Amicalement.

    NB: merci pour ce métamoteur qui masque l’IP. Bizarre qu’il ne fasse pas l’objet de plus de com.

  7. imppao le 4 février 2009 23:13

    c’est bien cette petite prise de bec.
    on en redemande ;)

  8. galinet le 4 février 2009 23:27

    Bonsoir
    petite question, comment fait-on pour installer scribus 1.3.3.12 sur mac ?
    Un tuto peut-être… merci

  9. eric le 5 février 2009 2:12

    J’ai hâte de voir la suite. Pas de la prise de bec, mais des exercices scribus :) Encore une fois, c’est du bon travail.

  10. FeIZocE le 5 février 2009 15:01

    Prise de bec, bof. On est d’accord sur le fond: l’exercice est évidemment incomplet vu son format, et Tschichold est un maître. Reste qu’après, le ton professoral, les injonctions à l’infinitif et l’utilisation d’un pseudo et un mail bidon différents à chaque billet me gonflent.
    Quitte à contribuer, autant le faire au grand jour, d’autant que je suis preneur de tout appui de la part de qui saura assumer ce qu’il dit!

    galinet > Merci de poser la question, car c’est une erreur de ma part. J’ai tellement l’habitude de travailler en 1.3.3.12 que j’ai oublié de préciser que pour mac, c’est la 1.3.3.10. Mille excuses.

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